Le pouvoir des mots

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I propose here a quote from Koretoshi Maruyama, the founder of the Yuishinkai Aikido school. It links Aikido practice with words and so creates a parallel between this aikido school and AikiCom. I must admit I discover today the existence of Yuishinkai Aikido and don't know its basic assumptions. The words here nurishes my reflexion and I'll try to share via the comments of this paper: "Words have a power of their own.The power of the spoken word was recognised in ancient Japan as ‘kotodama’, or word spirit. To speak a word is to encourage it to come true. Your life energy responds to sounds and thoughts, as expressed in the spoken word. When you fill your daily life with positive words and thoughts, your life is filled with the power of Ki. In this way you can keep mentally and physically healthy, and have a positive influence on others as well. Words have real power, and can produce practical results in your life.I have written the following membership motto for members of Aikido Yuishinkai. I encourage you to read them aloud each morning and night to keep your subconscious in a positive state of mind: I am mind itself. If I hold positive thoughts in my mind, good things are likely to happen. Holding negative thoughts in my mind works against my best interests. Therefore, even if my body suffers physically, my mind remains optimistic. Even if I encounter obstacles, my mind is never defeated. Daily I fill my heart with thoughts of joy, gratitude and hope. I face each new day with a bright and optimistic spirit, which I express in word and deed. I have faith in life, and life responds in kind."

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Relevé ce jour ce texte de Koretoshi Maruyama, fondateur de l’Aikido Yuishinkai. Yushin veut dire « je suis l’esprit en soi ». Maruyama a développé cette école d’aïkido après une période intense de méditation et d’étude philosophique. Sa réflexion nourrit l’approche AikiCom même si les deux approches sont distinctes (je n’ai aucune connaissance de la spécificité de  l’Aikido Yushinkai). Je livre cet extrait en précisant déjà que l’idée qu’il traduit est sans doute un raccourci de la pensée de son auteur et qu’il ouvre tout une réflexion que je partagerai via les commentaires de cet article.

Les mots ont du pouvoir. Dans le Japon ancien le pouvoir des mots exprimés était connu sous le nom de Kototama (kotodama) ou esprit des mots. Prononcer un mot c’est l’encourager à devenir réalité. Votre énergie répond au son et aux pensées. En remplissant votre vie de pensées et de mots positifs vous emplissez votre vie de la puissance du Ki. De cette manière vous restez mentalement et physiquement en bonne santé et pouvez exercer une influence positive sur votre entourage.
Les mots ont un pouvoir réel et peuvent produire des résultats concrets dans votre vie. J’ai écris ce texte pour les pratiquants de l’Aikido Yuishinkai. Je vous encourage à les lire à haute voix chaque matin et chaque soir pour maintenir votre subconscient dans un état positif:

Je suis l’esprit même.
Si je maintiens des pensées positives dans mon esprit, des bonnes choses ont de grandes chances de se produire.
Maintenir des pensées négatives dans mon esprit va a l’encontre de mes meilleurs intérêts.
Pour cette raison, même si mon corps souffre physiquement, mon esprit reste optimiste.
Même si je rencontre des obstacles, mon esprit n’est jamais vaincu.
Chaque jour je remplis mon coeur de pensées de joie, de reconnaissance et d’espoir.
Je fais face à chaque jour avec un esprit radieux et optimiste, que j’exprime en paroles et en actions.
J’ai confiance en la vie et la vie me le rend en réponse.

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Ressenti

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Heard today on the radio: This musician talking about a wondeful concerto: "It's something that grips you in the belly, not a superficial or intellectual thing". Comment underlining this consciousness of the role of the Hara and at the same time this cut between mind and body

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Epinglé à la radio ce jour

Ce musicien qui, parlant d’un magnifique concerto, explique:

« C’est quelque chose qui vous prend dans le ventre, pas quelque chose d’intellectuel, de superficiel » .

Propos soulignant cette conscience diffuse du rôle du hara et en même temps souligne cette coupure corps-espritcorps-esprit

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Senseï

cheminCertains de mes élèves ont pris l’habitude de m’appeler senseï.

D’abord amusé j’ai pris le temps de sentir ce que je ressentais lorsque l’on utilisait ce mot tellement chargé de sens pour moi. A l’amusement et l’étonnement a succédé un léger inconfort. S’agissait-il d’une affectueuse moquerie, de la mécompréhension de ce que ce mot veut dire ou s’agissait-il d’un choix délibéré venant alors pour moi comme une forme de reconnaissance. Oh, non pas de reconnaissance pour moi en tant que personne mais plutôt reconnaissance de la relation qui nous lie dans notre cheminement.

Le mot senseï peut être traduit par « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir-faire ». Jusque là rien d’extraordinaire pour tout qui ne pratique pas d’art martial. Dans Wikipedia on ajoute: « Dans son utilisation habituelle, il est utilisé pour s’adresser a un professeur ou enseignant ou encore à un médecin et pour s’adresser à un artiste reconnu. La traduction française courante du terme est maître« . Là cela devient déjà plus conséquent.

Il est clair qu’il y a du respect dans le terme de senseï, et pour moi il ne s’agit pas du respect qui est acquis par le simple fait de monter sur un tatami avec le label de « professeur » d’aïkido. D’autres avant moi ont écrit que senseï implique d’avoir une expérience directe et personnelle, des compétences avérées et une sagesse acquise avec le temps. C’est cela qu’implique le fait d’être pour quelqu’un « celui qui était sur le chemin avant moi ». C’est également un lien avec tous ceux qui nous ont précédé.

A côté du respect il y a aussi quelque chose qui relève de l’obligation: celle de guider la génération suivante, d’en être en quelque sorte le mentor.
Le senseï ne se définit que dans sa relation avec ses deshi (élèves), une relation où doit régner respect mutuel, confiance et générosité pour traverser les inévitables périodes de difficulté ou de doute.

Être depuis plus longtemps en chemin (le Do) c’est aussi rester conscient qu’on reste un compagnon sur la Voie engagé comme tous dans cette démarche de développement mutuel. La destination n’est jamais atteinte, la réalisation est sous nos pas. Et le fait d’être avant quelqu’un d’autre ne veut pas dire qu’on y est!

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IRIMI: après le réflexe de recul, l’action

Fantastique illustration du principe Irimi, quand une video illustre mieux que 10.000 mots !

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Métro, centrage, présence à soi

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La bouche de métro avale goulument les navetteurs. Les corps se frôlent, les regards se perdent dans la foule qui bruisse des grésillements s’échappant des casques de lecteurs MP3.

Je suis le flux des gens qui s’éclate lorsqu’il s’agit de choisir la direction de destination et le quai qui lui correspond. Envie de hâter le pas histoire d’attraper la rame qui peut être est déjà là qui m’attend. L’escalator continue de se dérouler à son allure de sénateur et je tente de gagner quelques mètres en dépassant les navetteurs immobilisés sur leur marche de métal. Arrivé sur le quai, déception de ne pas voir le métro espéré m’accueillant à portes ouvertes. Reagrd à gauche puis à droite, coup d’œil sur l’indicateur qui représente la ligne de métro pointillée de lumières qui s’allument pour indiquer la position des rames. 2 lumières éteintes : 3 minutes d’attente. Regards soutenu sur l’indicateur puis sur le quai pour trouver la meilleure place. J’observe les voyageurs, je scrute l’horloge, je n’existe plus que dans l’attente de cette rame qui n’en finit pas de ne pas venir.

S T O P !!!

Respiration ample, relâchement des épaules, le regard se décrispe, l’attention donne du mou : je suis ici, maintenant ! La rame n’existe pas, pas encore tandis que moi je peux redevenir présent dans la conscience d’être, d’exister, de respirer, de vibrer. Sensations plus précises dans le corps : la tension de la lanière du sac en bandoulière, chaleur des pieds dans les chaussures, vent chaud de la station, odeurs mélangées laissées par les voisins de quai. Le centrage opère et transforme ma réalité.

Soudain le temps ..

se relâche, .. il s’élargit et avec lui l’espace. Quelle différence, une expérience totalement différente : le stress de l’attente s’est muté en présence et offre un moment de méditation qui devient précieux.

La rame peut venir, je suis à nouveau dans le flux, les portes s’ouvrent et je glisse dans le flot, le mouvement n’altère pas la présence, il l’enrichit.

« L’important n’est pas de rester centré mais bien de remarquer lorsque je ne le suis pas et d’y revenir »

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Violence, solution au conflit pour les bons comme les méchants

« L’idée de la violence comme solution à tous les problèmes est renforcée par des intrigues où les bons comme les méchants ont constamment recours à la force. Selon le Center for Media and Public Affairs (CMPA) des États-Unis, qui étudie depuis 10 ans la violence à la télévision, au cinéma et dans les vidéoclips, presque la moitié des actes de violence y sont commis par les « bons ». Moins de 10 % des émissions de télévision, films et clips analysés mettaient la violence en perspective et décrivaient ses conséquences négatives. La plupart la présentait comme justifiée, naturelle et inévitable, bref, le moyen le plus évident de régler un conflit. » (extrait de :  La violence dans les médias de divertissement)

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Quels outils donner aux parents des enfants matraqués par cette violence présentée comme solution de résolution de conflit? Comment développer une alternative au « côté noir de la Force ».

Ce matin je ne vois pas.

Bien sur il y l’accompagnement, le dialogue.

Bien sur il y a aussi la solution radicale: éliminer ce cheval de Troie qui s’est insidieusement glissé dans nos foyers: cet écran devenu plat montre enfin son manque de profondeur. Quelle énergie développer pour contrer son pouvoir hypnotique qui façonne au rythme de 25 images par secondes les esprits des adultes de demain.

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la porte d’ascenceur

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Vivre dans la présence, du moins le plus possible. En tout cas saisir chaque instant que la vie offre pour revenir à soi et s’ouvrir à ce qui se présente. Je rentre dans cet ascenceur, me retourne appuie sur le bouton du cinquième étage et regarde le couloir et la rue en attendant que la porte se ferme. J’utilise ce moment pour revenir dans mon centre ce qui a pour effet d’amplifier mon acuité sensorielle à tout événement pouvant se produire. La porte se ferme me coupant de la vue et j’ai cette sensation de perte. Une porte qui se ferme n’est-ce pas une opportunité perdue, un choix qui se dérobe?

Et lorsque l’ascenceur se met en mouvement et s’élève je prends conscience que si cette porte ne s’était pas fermée je n’aurais pas pu m’élever pour aller là où je voulais aller.

Etrange sensation que cette prise de conscience que cette sensation quasi-désagréable de perdre une opportunité par cette porte qui se ferme soit le point de départ pour autre chose, ce que je veux, pour déboucher sur une autre porte que je ne vois pas encore et qui s’ouvrira …  le moment venu!

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La vengeance des vaincus?

L’attaque d’une bande de jeunes dans le réfectoire de l’Athénée d’Alleur et le cocktail moloviolence à l'écoletov jeté sur le même athénée quelques jours après pose la question de la violence antiscolaire. Certains sociologues y voient l’attaque de jeunes contre l’école vue comme une institution symbolisant l’autorité.  Le sociologue français François Dubet appelle ce phénomène « la révolte des vaincus ». Tant que cette métaphore du gagnant-perdu, inclus-exclus, capable-pas capable sera dans nos esprits il sera difficile de trouver une issue à ces actes posés par des jeunes qui sont touchés leur estime de soi et se sentent mis sur la touche par la société au travers de leurs résultats scolaires, de leurs renvois, de leur rélégation dans des « écoles-poubelles », anti-chambre d’une vie sous le signe de l’exclusion.

Il est essentiel d’opter pour une vision d’inclusion, une approche de la société qui ne se contente pas d’un mécanisme de tri du grain et de l’ivrée car ici ce qui est rejeté c’est des personnes, des êtres humains qui n’ont pas eu la chance de croiser qui un parent qui un enseignant qui un ami pour leur transmettre du sens, des valeurs sortant des schémas consuméristes dominants.

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passer à côté de la beauté

passer à côté de la beauté

Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon.

C’était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail. Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot. Peu après, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant,il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.
Personne ne l’a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n’a applaudi.

Sur plus de mille passants, seule une personne l’a reconnu.
Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.
Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation future au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C’est une histoire vraie. L’expérience a été organisée par le «Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Voir la video

Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5
millions de dollars, à côté de combien d’autres choses passons-nous ?

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Masakatsu Agatsu: La vraie victoire est la victoire sur soi

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Ce témoignage de cet homme est particulièrement éloquent (traduit librement d’un forum anglophone):

Ron avait une vieille tante de 80 ans qui se déplaçait difficilement. Elle habitait dans un quartier de banlieue assez défavorisé où la police ne semblait pas trop présente car trop mal à l’aise sans doute. Ron emmenait sa tante, assise dans sa chaise roulante quand il vit 3 ou quatre brutes s’approcher d’eux depuis l’autre côté de la rue. Ron réconforta sa tante. Il continua d’avancer mais en tournant son corps, juste assez pour observer le leader de la bande mais pas assez pour que son attitude puisse être considérée comme confrontante. Le chef de la bande s’approcha jusqu’à 1m50 puis dévia soudain sa trajectoire et pris une autre direction avec ses acolytes.

Ron dit à sa tante: « Tu vois ce n’est qu’une attitude, un genre qu’ils se donnent » et il l’emmena dans son appartement.
A aucun moment Ron n’a envisagé que ce chef de bande avait battu en retraite. Il ne s’était senti en sécurité qu’à partir du moment où le chef de bande a changé de direction manifestant ainsi qu’il avait changé d’avis.
Les notions même de victoire ou de défaite ne lui serainet venues à l’esprit que s’il avait fallut en venir aux mains. Et Ron était tout à fait conscient qu’il n’était pas en position de force: il devait protéger sa tante, il était seul contre trois et sans doute moins armé qu’eux.
Le seul choix pour lui était de se connecter puissamment à l’opposant mais sans le confronter et continuer à faire ce qu’il était en train de faire à savoir mener sa tante chez elle.

Ron a vraiment senti ce jour là l’effet de sa pratique de l’aikido (se connecter à l’opposant avant l’attaque, présence d’esprit, absence de peur) pour évider la [tags]violence physique[/tags] imminente alors qu’il restait concentré en même temps sur sa tante et sur le chef de bande. Après cet incident il se souvient de ne pas avoir ressenti ni poussée d’adrénaline ni tremblement. Sans doute l’opposant a-t-il été défait au moment où Ron l’a vu traverser la rue

« Masakatsu Agatsu, Katsuhayabi » : La vraie victoire est la victoire sur soi, une victoire à la vitesse de la lumière

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