Art martial pour la paix

On s’interroge souvent sur le caractère paradoxal de l’aïkido en tant qu’art martial de paix. Pourquoi un art de combat pour promouvoir son contraire. Sans doute faut-il y voir une manifestation discrète du principe du Yin et du Yang, l’un ne va jamais sans l’autre et lorsque le Yin est dominant, il produit déjà son contraire. C’est le point blanc dans la partie noire du signe du Tao et le point noir dans la blanche. L’art du combat produirait ainsi le germe de la paix. Cela semble cohérent sauf que cela pose des questions pour ce qui est de tous les arts de paix. Gandhi n’a-t-il pas été victime de la violence, lui qui portait le message contraire ?

Etonnant de constater qu’en musique nous retrouvons le même paradoxe. Le concerto est une forme musicale que l’on retrouve à toutes les périodes de la musique : du baroque en passant par le classique et le romantique jusqu’à Bartok. Le mot concerto veut dire à la fois se joindre, travailler de concert et lutter, combattre. L’harmonie au service du combat entre l’instrument soliste et l’orchestre ou lutte pour la construction d’une harmonie. Si vous en avez l’occasion écoutez le deuxième mouvement du quatrième concerto pour piano de Beethoven, vous entendrez une splendide illustration d’un combat paraissant au départ si violent et si déséquilibré pour se terminer par une si belle alliance.

Ceintures noires de la vie

Ci-dessous les critères déterminant les niveaux de ceinture noire en aïkido (les Dans). Une progression que l’on voudrait appliquer à sa vie:

SHODAN (1er dan)
SHO est le début, ce qui commence. Le corps commence enfi n à répondre aux commandements et à reproduire
les formes techniques. On commence à saisir une certaine idée de ce qu’est l’aïkido. Il faut alors s’eff orcer de
pratiquer ou de démontrer, lentement si nécessaire, mais en s’attachant à la précision et à l’exactitude.
NIDAN (3eme dan)
Au travail du 1er dan on ajoute rapidité et puissance en même temps que l’on démontre une plus grande
détermination mentale. Cela s’exprime chez le pratiquant par la sensation d’avoir progressé. Le Jury doit ressentir
ce progrès en constatant une clarté de la mise en forme et de l’orientation du travail.
SANDAN (3eme dan)
C’est le début de la compréhension du kokyu ryoku. L’entrée dans la dimension spirituelle de l’aïkido. La fi nesse,
la précision et l’effi cacité technique commencent à se manifester. Il devient alors possible de transmettre ces
qualités.
YONDAN (4eme dan)
A ce niveau techniquement avancé on commence à entrevoir les principes qui régissent les techniques.
Il devient possible de conduire plus précisément les pratiquants sur la voie tracée par le Fondateur.
GODAN (5eme dan)
L’art respecte les principes et l’esprit, commençant à se dégager de la forme, le pratiquant ne reste plus
prisonnier de l’aspect extérieur de la technique. De nouvelles solutions techniques apparaissent en fonction des
situations.
ROKUDAN (6eme dan)
La technique est brillante, le mouvement est fluide et puissant. Il doit s’imposer comme une évidence à celui
qui le regarde. La puissance et la disponibilité physique comme la limpidité du mental s’unissent sans ambiguïté
dans le mouvement et s’expriment aussi dans la vie quotidienne.
NANADAN (7eme dan)
L’Être se débarrasse de ses obscurcissement et apparaît sous sa vraie nature; il manifeste son vrai soi. Libre de tout
attachement il éprouve la joie de vivre ici et maintenant.
HACHIDAN (8eme dan)
Au-delà de la vie et de la mort l’esprit clair est ouvert, capable d’unifier les contraires, sans ennemi, il ne se bat
pas. Sans combat, sans ennemi, il est le vainqueur éternel. Sans entrave il est libre, libre dans sa liberté. O’Senseï
disait « En face de l’ennemi il suffit que je me tienne debout sans rien de plus ».
Sa vision englobe et harmonise la totalité. Mais rien ne s’arrête là. Même l’eau la plus pure peut pourrir dans une
mare; il ne faut jamais oublier l’esprit du débutant accomplissant son premier pas.

Etouffement

[en]

Besieged on all sides, an overwhelming feeling cutting me from any external sensation. The concerns are reduced to the immediate discomfort. Urge to cut and remove the causes of this oppression that accelerates the flow of my thoughts. This whirlwind paralyzes all reflection and contributes to the emotional storm that is growing in intensity and almost makes me sick. Need a space of calm, tranquility where I can find me back and center. This place is here in me. It is this space that the Japanese call the hara, part of the Universe that connects me to the largest, the intangible, indifferent to local storms. Deep exhale, the last volume of air is leaving my lungs. then comes the precious moment of emptiness, just before inhaling. This emptiness connects me to the infinite by a link of huge hope, of confidence with a rare intensity. And then the air fills my lungs and it is this hope and confidence that radiates all my being. Like a ray of sunshine piercing the stormy clouds and illuminates a stream of desolate landscape. The feeling of oppression is still there but the shell is cracked. Immense source of relief as the dawning through the shutters of a night of nightmare. Waking up numb, taking a regenerating shower. Conscious breathing that make me recover my dignity through verticality. The flood reconnecting the highest values with reality. Contact of the feet on the ground, first Tai Sabaki putting me in the movement. My body once again joins the flow of life!

[fr]

Assailli de toute part, une sensation d’enveloppement proche de l’étouffement me coupe de toute sensation extérieure.

Les préoccupations se réduisent à l’inconfort immédiat.

Trancher, supprimer les causes de cette oppression qui accélère le flux de mes pensées. Ce tourbillon paralyse toute réflexion et contribue à la tempête émotionnelle qui gagne en intensité et me donne presque la nausée.

Besoin d’un espace de calme, de tranquillité où je pourrai me retrouver, me recentrer.

Cet endroit est là, en moi. C’est cet espace que les Japonais appellent le hara, parcelle d’Univers qui me relie au plus vaste, à l’intangible, indifférent aux tourmentes locales.

Profonde expiration, dernier volume d’air quittant les poumons. Après ce plus rien arrive le moment précieux, juste avant l’inspire. Ce néant qui me connecte à l’infini par un lien d’espoir immense et de confiance d’une intensité rare.

Et lorsque l’air remplit mes poumons c’est cet espoir et cette confiance qui irradie tout mon être. Tel le rayon de soleil perçant le nuage d’orage et venant inonder de lumière un jet de paysage désolé.

L’étouffement est toujours là mais la coquille est fêlée. Immense source de soulagement comme le jour naissant traversant les volets d’une nuit de cauchemar.

Se lever engourdi, se retrouver sous une douche bienfaisante. Respirations conscientes qui me font retrouver ma dignité dans la verticalité. Le flux qui m’inonde me reconnecte des valeurs les plus élevées à la réalité, à la Terre.

Contact des pieds au sol et premier taï-sabaki qui me remet en mouvement.

Mon corps à nouveau en éveil retrouve le flux de la vie !

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Sommes-nous faits pour l’empathie ?

[en]

Are we made for empathy ? This quality with such a new-age taste in a world where "struggle for life" dominates and solidarity is only a slogan we like to repeat but once in the real world it's mandatory to protect ourself and even more it' could be necessary to attack! Eat or be eaten is the challenge that's so pregnant in crisis periods. Our reptilian brain activates our survival reflexes and our solidarity fields gets narrower and gets limited to our close neighbourhood. However, it seems that we are biologicaly made for solidarity and empathy.

[fr]

Cette qualité qui fait tellement new-age dans ce monde où le struggle for life semble la règle et la solidarité le slogan que l’on aime à répéter mais dont on n’ose pas dire qu’une fois dans le vrai monde il est indispensable de se protéger voire d’attaquer. Manger ou être mangé est le défi qui prend toute sa force en période de crise. Le cerveau reptilien active nos réflexes de survie et rétrécit le champ d’action de solidarité à ceux qui nous sont proches, tout proches.

Pourtant il semble bien que nous soyons biologiquement conçu pour la solidarité et l’empathie. Les neurones miroirs nous donnent à sentir ce que l’autre ressent et l’histoire montre que notre sentiment de solidarité s’est au fil des siècles étendu pour passer de ceux avec qui nous vivons, à la tribu pour arriver à la Nation ce concept sans réalité biologique mais qui pourtant nous rassemble.
Oui bien sur, en tant que Belge j’ai juste le droit de me taire. Et bien non justement, la question belge est une splendide illustration de ce besoin d’appartenance, de crainte de perte de ce qui donne une structure à notre identité et notre appartenance. Langue, territoire, religion, famille, race, couleur de peau autant de critères nous permettant de nous sentir « avec ».
L’animation ci-dessous servira de conclusion à cette réflexion. Elle est rudement bien faite et contribue à créer une vision de ce voir quoi notre Humanité pourrait tendre. Nous avons tous un peu du petit Prince et de son renard.

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Le pouvoir des mots

[en]

I propose here a quote from Koretoshi Maruyama, the founder of the Yuishinkai Aikido school. It links Aikido practice with words and so creates a parallel between this aikido school and AikiCom. I must admit I discover today the existence of Yuishinkai Aikido and don't know its basic assumptions. The words here nurishes my reflexion and I'll try to share via the comments of this paper: "Words have a power of their own.The power of the spoken word was recognised in ancient Japan as ‘kotodama’, or word spirit. To speak a word is to encourage it to come true. Your life energy responds to sounds and thoughts, as expressed in the spoken word. When you fill your daily life with positive words and thoughts, your life is filled with the power of Ki. In this way you can keep mentally and physically healthy, and have a positive influence on others as well. Words have real power, and can produce practical results in your life.I have written the following membership motto for members of Aikido Yuishinkai. I encourage you to read them aloud each morning and night to keep your subconscious in a positive state of mind: I am mind itself. If I hold positive thoughts in my mind, good things are likely to happen. Holding negative thoughts in my mind works against my best interests. Therefore, even if my body suffers physically, my mind remains optimistic. Even if I encounter obstacles, my mind is never defeated. Daily I fill my heart with thoughts of joy, gratitude and hope. I face each new day with a bright and optimistic spirit, which I express in word and deed. I have faith in life, and life responds in kind."

[fr]

Relevé ce jour ce texte de Koretoshi Maruyama, fondateur de l’Aikido Yuishinkai. Yushin veut dire « je suis l’esprit en soi ». Maruyama a développé cette école d’aïkido après une période intense de méditation et d’étude philosophique. Sa réflexion nourrit l’approche AikiCom même si les deux approches sont distinctes (je n’ai aucune connaissance de la spécificité de  l’Aikido Yushinkai). Je livre cet extrait en précisant déjà que l’idée qu’il traduit est sans doute un raccourci de la pensée de son auteur et qu’il ouvre tout une réflexion que je partagerai via les commentaires de cet article.

Les mots ont du pouvoir. Dans le Japon ancien le pouvoir des mots exprimés était connu sous le nom de Kototama (kotodama) ou esprit des mots. Prononcer un mot c’est l’encourager à devenir réalité. Votre énergie répond au son et aux pensées. En remplissant votre vie de pensées et de mots positifs vous emplissez votre vie de la puissance du Ki. De cette manière vous restez mentalement et physiquement en bonne santé et pouvez exercer une influence positive sur votre entourage.
Les mots ont un pouvoir réel et peuvent produire des résultats concrets dans votre vie. J’ai écris ce texte pour les pratiquants de l’Aikido Yuishinkai. Je vous encourage à les lire à haute voix chaque matin et chaque soir pour maintenir votre subconscient dans un état positif:

Je suis l’esprit même.
Si je maintiens des pensées positives dans mon esprit, des bonnes choses ont de grandes chances de se produire.
Maintenir des pensées négatives dans mon esprit va a l’encontre de mes meilleurs intérêts.
Pour cette raison, même si mon corps souffre physiquement, mon esprit reste optimiste.
Même si je rencontre des obstacles, mon esprit n’est jamais vaincu.
Chaque jour je remplis mon coeur de pensées de joie, de reconnaissance et d’espoir.
Je fais face à chaque jour avec un esprit radieux et optimiste, que j’exprime en paroles et en actions.
J’ai confiance en la vie et la vie me le rend en réponse.

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Ressenti

[en]

Heard today on the radio: This musician talking about a wondeful concerto: "It's something that grips you in the belly, not a superficial or intellectual thing". Comment underlining this consciousness of the role of the Hara and at the same time this cut between mind and body

[fr]

Epinglé à la radio ce jour

Ce musicien qui, parlant d’un magnifique concerto, explique:

« C’est quelque chose qui vous prend dans le ventre, pas quelque chose d’intellectuel, de superficiel » .

Propos soulignant cette conscience diffuse du rôle du hara et en même temps souligne cette coupure corps-espritcorps-esprit

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Senseï

cheminCertains de mes élèves ont pris l’habitude de m’appeler senseï.

D’abord amusé j’ai pris le temps de sentir ce que je ressentais lorsque l’on utilisait ce mot tellement chargé de sens pour moi. A l’amusement et l’étonnement a succédé un léger inconfort. S’agissait-il d’une affectueuse moquerie, de la mécompréhension de ce que ce mot veut dire ou s’agissait-il d’un choix délibéré venant alors pour moi comme une forme de reconnaissance. Oh, non pas de reconnaissance pour moi en tant que personne mais plutôt reconnaissance de la relation qui nous lie dans notre cheminement.

Le mot senseï peut être traduit par « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir-faire ». Jusque là rien d’extraordinaire pour tout qui ne pratique pas d’art martial. Dans Wikipedia on ajoute: « Dans son utilisation habituelle, il est utilisé pour s’adresser a un professeur ou enseignant ou encore à un médecin et pour s’adresser à un artiste reconnu. La traduction française courante du terme est maître« . Là cela devient déjà plus conséquent.

Il est clair qu’il y a du respect dans le terme de senseï, et pour moi il ne s’agit pas du respect qui est acquis par le simple fait de monter sur un tatami avec le label de « professeur » d’aïkido. D’autres avant moi ont écrit que senseï implique d’avoir une expérience directe et personnelle, des compétences avérées et une sagesse acquise avec le temps. C’est cela qu’implique le fait d’être pour quelqu’un « celui qui était sur le chemin avant moi ». C’est également un lien avec tous ceux qui nous ont précédé.

A côté du respect il y a aussi quelque chose qui relève de l’obligation: celle de guider la génération suivante, d’en être en quelque sorte le mentor.
Le senseï ne se définit que dans sa relation avec ses deshi (élèves), une relation où doit régner respect mutuel, confiance et générosité pour traverser les inévitables périodes de difficulté ou de doute.

Être depuis plus longtemps en chemin (le Do) c’est aussi rester conscient qu’on reste un compagnon sur la Voie engagé comme tous dans cette démarche de développement mutuel. La destination n’est jamais atteinte, la réalisation est sous nos pas. Et le fait d’être avant quelqu’un d’autre ne veut pas dire qu’on y est!

IRIMI: après le réflexe de recul, l’action

Fantastique illustration du principe Irimi, quand une video illustre mieux que 10.000 mots !

Métro, centrage, présence à soi

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La bouche de métro avale goulument les navetteurs. Les corps se frôlent, les regards se perdent dans la foule qui bruisse des grésillements s’échappant des casques de lecteurs MP3.

Je suis le flux des gens qui s’éclate lorsqu’il s’agit de choisir la direction de destination et le quai qui lui correspond. Envie de hâter le pas histoire d’attraper la rame qui peut être est déjà là qui m’attend. L’escalator continue de se dérouler à son allure de sénateur et je tente de gagner quelques mètres en dépassant les navetteurs immobilisés sur leur marche de métal. Arrivé sur le quai, déception de ne pas voir le métro espéré m’accueillant à portes ouvertes. Reagrd à gauche puis à droite, coup d’œil sur l’indicateur qui représente la ligne de métro pointillée de lumières qui s’allument pour indiquer la position des rames. 2 lumières éteintes : 3 minutes d’attente. Regards soutenu sur l’indicateur puis sur le quai pour trouver la meilleure place. J’observe les voyageurs, je scrute l’horloge, je n’existe plus que dans l’attente de cette rame qui n’en finit pas de ne pas venir.

S T O P !!!

Respiration ample, relâchement des épaules, le regard se décrispe, l’attention donne du mou : je suis ici, maintenant ! La rame n’existe pas, pas encore tandis que moi je peux redevenir présent dans la conscience d’être, d’exister, de respirer, de vibrer. Sensations plus précises dans le corps : la tension de la lanière du sac en bandoulière, chaleur des pieds dans les chaussures, vent chaud de la station, odeurs mélangées laissées par les voisins de quai. Le centrage opère et transforme ma réalité.

Soudain le temps ..

se relâche, .. il s’élargit et avec lui l’espace. Quelle différence, une expérience totalement différente : le stress de l’attente s’est muté en présence et offre un moment de méditation qui devient précieux.

La rame peut venir, je suis à nouveau dans le flux, les portes s’ouvrent et je glisse dans le flot, le mouvement n’altère pas la présence, il l’enrichit.

« L’important n’est pas de rester centré mais bien de remarquer lorsque je ne le suis pas et d’y revenir »

Violence, solution au conflit pour les bons comme les méchants

« L’idée de la violence comme solution à tous les problèmes est renforcée par des intrigues où les bons comme les méchants ont constamment recours à la force. Selon le Center for Media and Public Affairs (CMPA) des États-Unis, qui étudie depuis 10 ans la violence à la télévision, au cinéma et dans les vidéoclips, presque la moitié des actes de violence y sont commis par les « bons ». Moins de 10 % des émissions de télévision, films et clips analysés mettaient la violence en perspective et décrivaient ses conséquences négatives. La plupart la présentait comme justifiée, naturelle et inévitable, bref, le moyen le plus évident de régler un conflit. » (extrait de :  La violence dans les médias de divertissement)

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Quels outils donner aux parents des enfants matraqués par cette violence présentée comme solution de résolution de conflit? Comment développer une alternative au « côté noir de la Force ».

Ce matin je ne vois pas.

Bien sur il y l’accompagnement, le dialogue.

Bien sur il y a aussi la solution radicale: éliminer ce cheval de Troie qui s’est insidieusement glissé dans nos foyers: cet écran devenu plat montre enfin son manque de profondeur. Quelle énergie développer pour contrer son pouvoir hypnotique qui façonne au rythme de 25 images par secondes les esprits des adultes de demain.