Un extrait des valeurs et de la vision de la ligue des optimistes. Une vision rafraichissante de la vie, loin de toute naïveté

La responsabilité est le fondement de l’optimisme.

L’optimisme relève d’une décision qui requiert apprentissage, travail sur soi et discipline.

Tant que nous attribuons à d’autres ou aux circonstances la responsabilité de nos malheurs et de nos difficultés, nous ne pouvons transformer notre vie. Une belle vie est un privilège réservé aux personnes conscientes de leur pouvoir, ainsi que de la liberté et de la responsabilité qui l’accompagnent. Ces personnes-là préfèrent abandonner les routes faciles du conformisme pour se risquer sur les chemins audacieux de la créativité.

Celui qui veut des perles doit plonger à la mer.

Paradoxalement, plus nous avons de sécurité, plus nous avons peur, peur de perdre la sécurité. Nous croyons, avec Goethe, qu’ il y a une vérité élémentaire qu’il ne faut ignorer sous peine de tuer les idées innombrables et les plans splendides, à savoir qu’au moment où un être s’ engage définitivement, la Providence bouge aussi et que toutes sortes de choses se mettent alors en place pour réaliser ce qui jamais ne se serait produit autrement. Tout un courant d’évènements issu de cette décision s’élève en sa faveur sous la forme d’incidents fortuits, de rencontres ou d’une assistance suprasensible qu’aucun homme n’ aurait pu rêver rencontrer sur sa route… L’audace contient du génie, de la puissance, de la magie…

L’optimisme repose sur des valeurs.

Pour Emmanuel Kant, nous devons agir de telle sorte que l’ordre du Monde ne soit pas troublé si tout le monde agissait comme nous agissons. Dans le même sens, Fedor Dostoïevski disait que tout homme est responsable de tout devant tous….

La résignation est une pollution.

Il est peu de vertus aussi tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes, rêveries contingentes, des projets qui s’étaient d’abord constitués comme volonté et comme liberté. (Simone de Beauvoir)

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front, ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime, ceux qui marchent pensifs, épris d’un goût sublime, ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, ou quelque labeur ou quelque grand amour. C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins, ceux-là vivent. (Victor Hugo)

Etre optimiste ne signifie pas feindre que l’on va bien à chaque instant de sa vie.

L’optimisme n’est pas une aptitude congénitale au bonheur qui nous affranchirait des problèmes douloureux et des grands chagrins de notre vie.

Etre optimiste, c’est prendre conscience que ce n’est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est le chemin. (Kierkegaard) L’optimisme que nous appelons de nos voeux est un état de conscience incarné dans la réalité, parce qu’une société qui tomberait dans une spiritualité béate ne vaudrait guère mieux qu’une société matérialiste affranchie de tous repères spirituels. « Autant l’optimisme béat, c’est-à-dire inactif, est une sottise, autant l’optimisme, compagnon de l’effort, pour sortir des difficultés, des souffrances, des lésions fonctionnelles et organiques, est légitime. » (Léon Daudet) « Si ta vie quotidienne te paraît pauvre, ne l’accuse pas, accuse-toi plutôt. Dis-toi que tu n’es pas assez poète pour en convoquer les richesses. » (Colette Nys-Mazure)

La critique est aisée, mais l’art difficile. (Philippe Néricault-Destouches)

Nous pensons qu’il serait bien que, fort de l’enseignement de Socrate, chacun soit attentif à ne parler d’autrui que de manière vraie, bienveillante et utile.

L’optimisme se construit sur la confiance.

Nous allons initier une révolution culturelle fondée sur la confiance en l’avenir, cette confiance qui engendre le désir et le plaisir d’entreprendre pour que demain le monde soit plus beau, plus humain qu’il ne l’est aujourd’hui, une révolution culturelle qui choisira la coopération inspirée par la croyance en l’abondance, plutôt que la concurrence qui repose sur la crainte de la pénurie.

La confiance est lumineuse. Elle est à l’opposé de nos peurs, de nos peurs qui souvent sont arrimées à l’ignorance, et en particulier la peur de l’autre dans ses différences, de l’autre si différent de moi socialement et culturellement, de l’autre dont la peau n’a pas la même couleur que la mienne, de l’autre qui pratique une autre religion que la mienne, de l’autre qui parle une autre langue.

L’optimisme est bon pour la santé.

Il est démontré qu’en cultivant l’optimisme et la pensée positive, une personne améliore considérablement ses chances de vivre plus longtemps en bonne santé.

« J’ai choisi d’être heureux. C’est mieux pour la santé » (Voltaire)

Il n’y a pas d’alternative à l’optimisme réaliste.

Chaque jour que nous cédons au scepticisme ou à l’immobilisme nous rapproche un peu plus de l’impasse planétaire. Il est trop tard pour être pessimiste.

La réalité du monde est plus belle que ce que nous en montrent les médias.

Tout ce qui est négatif, la violence, la criminalité, les incendies, les licenciements collectifs, les catastrophes sont très télé – et photogéniques. Nous ne demandons pas que ces mauvaises nouvelles soient tues, mais nous aimerions que les médias soient attentifs aussi aux bonnes nouvelles qui sont beaucoup plus nombreuses que les mauvaises. On ne nous parle que des gens qui se comportent mal. Nous voulons aussi entendre parler des centaines de milliers de personnes qui, chaque jour, oeuvrent courageusement et du mieux qu’ils le peuvent à améliorer le monde.

 

ruenoire

Ce témoignage de cet homme est particulièrement éloquent (traduit librement d’un forum anglophone):

Ron avait une vieille tante de 80 ans qui se déplaçait difficilement. Elle habitait dans un quartier de banlieue assez défavorisé où la police ne semblait pas trop présente car trop mal à l’aise sans doute. Ron emmenait sa tante, assise dans sa chaise roulante quand il vit 3 ou quatre brutes s’approcher d’eux depuis l’autre côté de la rue. Ron réconforta sa tante. Il continua d’avancer mais en tournant son corps, juste assez pour observer le leader de la bande mais pas assez pour que son attitude puisse être considérée comme confrontante. Le chef de la bande s’approcha jusqu’à 1m50 puis dévia soudain sa trajectoire et pris une autre direction avec ses acolytes.

Ron dit à sa tante: « Tu vois ce n’est qu’une attitude, un genre qu’ils se donnent » et il l’emmena dans son appartement.
A aucun moment Ron n’a envisagé que ce chef de bande avait battu en retraite. Il ne s’était senti en sécurité qu’à partir du moment où le chef de bande a changé de direction manifestant ainsi qu’il avait changé d’avis.
Les notions même de victoire ou de défaite ne lui serainet venues à l’esprit que s’il avait fallut en venir aux mains. Et Ron était tout à fait conscient qu’il n’était pas en position de force: il devait protéger sa tante, il était seul contre trois et sans doute moins armé qu’eux.
Le seul choix pour lui était de se connecter puissamment à l’opposant mais sans le confronter et continuer à faire ce qu’il était en train de faire à savoir mener sa tante chez elle.

Ron a vraiment senti ce jour là l’effet de sa pratique de l’aikido (se connecter à l’opposant avant l’attaque, présence d’esprit, absence de peur) pour évider la [tags]violence physique[/tags] imminente alors qu’il restait concentré en même temps sur sa tante et sur le chef de bande. Après cet incident il se souvient de ne pas avoir ressenti ni poussée d’adrénaline ni tremblement. Sans doute l’opposant a-t-il été défait au moment où Ron l’a vu traverser la rue

« Masakatsu Agatsu, Katsuhayabi » : La vraie victoire est la victoire sur soi, une victoire à la vitesse de la lumière

 

Petit détail du quotidien, quand je traverse sur un passage pour piéton, j’ai plutôt tendance à revendiquer ma priorité aux voitures… avec la prudence qui sied à ce genre de situation bien sur.

Si je cherche à obtenir que l’automobiliste reconnaisse au piéton que je suis la priorité, c’est parce que nous sommes tous piétons, parce que marcher dans la ville c’est vivre la ville, c’est être humain, exposé, en contact. Ceci étant dit, je ne manque pas une occasion de faire un petit signe au chauffeur qui s’arrête pour me céder le passage.

Petit geste qui crée la connexion nécessaire au-delà du pare-brise et de la tole qui l’isole dans son cocon insonorisé. Petit signe à l’humain qui tient le volant, histoire que son véhicule ne lui vole pas son humanité.

Et m’est venu ce matin en faisant ce petit signe de remerciement, que c’est assurément un geste aïki, un geste qui crée la connexion et la maintient l’espace d’un instant. Je suis là, vulnérable piéton, je peux voir le pare-choc menaçant ou reconnaître l’humain que cache le pare-brise. Je suis présent, il me remarque et nous entrons dans une relation instantanée. Mon attitude l’incite à me céder le passage, à co-construire un espace urbain où le piéton est respecté.

Quelques secondes plus tard nous continuons notre route, laissant en nous une parcelle d’humanité en plus

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